Alors que Le Vilain, dernier film d’Albert Dupontel sort aujourd’hui dans les salles, l’occasion est donnée de faire un petit état des lieux de l’humour noir dans les films français.

L’humour noir est une forme qui mêle l’ironie et autres sarcasmes en tous genres à des histoires glauques ou des faits dramatiques. Certains auteurs/réalisateurs sont familiers de cet exercice, à commencer par Albert Dupontel, qui s’était déjà illustré en la matière avec Bernie ainsi que Le Créateur, tout comme le duo Gustave de Kervern / Benoît Delépine avec Aaltra et Louise-Michel.

Ces mêmes films ainsi que d’autres sont à découvrir ou à redécouvrir sur la liste thématique de L’humour noir dans les films français sur Cinetrafic, avant de pouvoir répondre au sondage ci-dessous.

Avec le match retour des barrages pour la Coupe du Monde 2010 en Afrique du Sud entre la France et l’Irlande, ce soir au Stade de France, le football fait une fois de plus l’actualité. Trop aux yeux de certains, tant il est vrai que le sport le plus populaire au monde est déjà très médiatisé. Au delà de cet événement, le foot est également d’actualité au Cinéma, avec la sortie en salles dès aujourd’hui de The Damned United, un film ayant pour cadre le… football bien évidemment.

Affiche du film The Damned United

The Damned United est un film réalisé par Tom Hooper et adapté du livre 44 jours : The Damned United, de David Peace. Ce biopic retrace le passage éclair du manager Brian Clough (incarné par le très en vogue Michael Sheen) au sein du prestigieux club anglais de Leeds United en 1974. Ce dernier, flamboyant entraineur connu pour son intransigeance et son égo, va se heurter à une équipe jusqu’alors caractérisée par son style de jeu agressif, à l’opposé des principes du nouveau venu. Un conflit de conception qui va entrainer l’équipe vers la défaite (une seule victoire en six rencontres) et conduire Brian Clough va la porte de sortie au bout de 44 jours seulement. Ce film donne l’occasion de dresser un portrait d’une icône sportive anglaise à la personnalité complexe et énigmatique, au temps où le football britannique pratiquait un style de jeu direct surnommé le “kick and rush”.

En prenant de la hauteur, le football et le Cinéma possèdent une histoire conjointe en étant nés à peu près à la même époque. Le premier film consacré au foot est également issu de Grande-Bretagne, pays qui a vu naître la forme moderne de ce sport. Il s’agit de Harry The Footballer, un film de fiction réalisé en 1911 par Lewin Fitzhamon qui illustre les péripéties d’un joueur de ballon rond. Ce premier essai sur le sujet marquera le début de la longue série de films britanniques traitant de football, rien de très étonnant pour un sport particulièrement populaire outre-manche. Ainsi, beaucoup de films mêlent football et faits de société, à la manière d’un Ken Loach prenant le foot comme toile de fond dans My Name is Joe et Looking for Eric pour traiter comme à son habitude de thèmes sociaux qui lui sont chers, alors que Gurinder Chadha s’en sert pour parler d’intégration dans Joue-la comme Beckham.

Ken Loach et Eric Cantona sur le tournage de Looking for Eric

Le Cinéma français n’est également pas en reste. Quelques grands réalisateurs se sont en effet intéressés au sujet avec un regard critique, comme par exemple Jean-Jacques Annaud avec Coup de tête (porté par un très convaincant Patrick Dewaere) et Jean-Pierre Mocky avec A mort l’arbitre, qui égratigne au passage l’image de certains supporters. D’autres films français sont en revanche plus anecdotiques et à l’ambiance bar des sports, à l’image de 3 zéros de Fabien Onteniente côté parisien et Les Collègues de Philippe Dajoux côté marseillais.

Affiche du film Coup de tête

Le football au Cinéma ne se résume pas seulement à la fiction et s’illustre également à travers des documentaires, qui se penchent particulièrement sur des légendes du ballon. Tel est le cas de Maradona, un film signé Emir Kusturica, qui est par ailleurs un grand fan  du “pibe de oro”, un des meilleurs joueurs de l’histoire du foot mais également l’un des plus controversés ; de quoi donner de la matière pour un document. Zinedine Zidane a également eu droit à son documentaire, intitulé Zidane, un portrait du XXIe siècle et réalisé par Douglas Gordon. Le principe de ce film est novateur, avec 17 caméras suivant exclusivement Zidane en temps réel, une approche contemplative et quasi-expérimentale, déroutant au passage ceux qui s’attendent ici à retrouver du football spectacle.

Emir Kusturica et Diego Maradona

Au delà de la Grande-Bretagne, de la France, de Maradona ou bien encore de Zidane, le football au Cinéma représente un thème riche en films et en diversité, que ce soit en terme de pays de production ou de styles, comme le démontre Shaolin Soccer de Stephen Chow, où Cinéma hong-kongais, arts martiaux et football font preuve d’un hilarant surréalisme. Aussi tous ces films et bien d’autres encore sont à retrouver sur la liste de films Football et Cinéma sur Cinetrafic.

F.C.

Football, arts martiaux et humour dans Shaolin Soccer

mur berlin

Vingt ans déjà que le mur de Berlin est tombé. “Le tournant” (die Wende, comme cela est appelé en Allemagne) permettant la réunification de Berlin Est et Ouest, de la RDA et de la RFA, la destruction du symbole le plus marquant d’une Europe alors divisée par le Rideau de fer avant que ce dernier ne s’écroule à son tour. Cet anniversaire événement donne l’occasion de donner un coup de projecteur sur les films traitant des différents aspects de ce qui était vu comme le mur de la honte côté Ouest et le mur de protection antifasciste côté Est, grâce à la liste thématique sur le mur de Berlin au Cinéma.

La situation de Berlin durant la guerre froide a dans un premier temps particulièrement intéressé des cinéastes non allemands ; peut-être était il plus facile d’en parler d’un point de vue externe à ce moment là.

 

le rideau dechire

Affiche du film Le Rideau déchiré

 

 

Ainsi, le réalisateur Billy Wilder aborde le sujet sous l’angle de la comédie avec Un, deux, trois, où le représentant de la marque Coca-Cola à Berlin Ouest projette de faire passer la plus capitaliste des boissons à l’Est. Alfred Hitchcock s’emparera également du sujet dans Le Rideau déchiré, un film d’espionnage où un physicien américain (interprété par Paul Newman) part en mission à Berlin Est pour soutirer de précieuses informations, une trame représentant la base des films du genre sous la guerre froide. Le documentaire aborde également le mur, ici en 1965 avec Frans Buyens qui tourne Allemagne Terminus Est, un docu-vérité se penchant sur les raisons de la construction du mur tout en évacuant certains préjugés sur l’Allemagne de l’Est grâce à des témoignages recueillis auprès de ceux qui la connaissent le mieux, à savoir ses habitants dans toute leur diversité.

Le Cinéma allemand et notamment Ouest allemand, relativement timide à propos du mur de Berlin durant la période où il exerçait encore son rôle de division, connaîtra malgré tout une oeuvre majeure abordant le sujet.

 

les ailes du désir

Les Ailes du désir

 

 

Les Ailes du désir, dans une ville encore partagée en 1987, démontre une fois de plus que le Cinéma est un art du temps et de l’espace. Son réalisateur, Wim Wenders, y propose une odyssée à travers Berlin sous le regard de deux anges et les événements qui ont marqué à jamais l’histoire de cette ville, symbole de la division, de la mémoire et de toutes sortes de métamorphoses. Berlin est la principale actrice de ce film et son mur un de ses interprètes, dans une histoire sur un mode poétique donnant lieu à de multiples parcours entre ciel et terre, division et unicité, visible et invisible, passé et présent, noir et blanc et couleur. Un film qui se termine par la mention “à suivre” dans son plan final, ce que Wim Wenders lui-même explique ainsi : “Berlin est une ville qui demande une suite. Et, bien qu’on y voie constamment les références au passé, Berlin est une ville qui vous renvoie sans cesse à l’avenir, qui vous bouscule“. Si loin, si proche !, également réalisé par Wenders, représente la suite annoncée à la fin des Ailes du désir et qui donne l’occasion d’exécuter de nouvelles acrobaties dans le ciel d’une ville de Berlin qui a vu entre temps son mur tomber. Les nouvelles données Ouest-est sont ainsi prises en compte, aussi peut-on y voir à titre d’exemple un Mikhaïl Gorbatchev interprétant son propre rôle de puissant politique déchu.

Depuis la chute du mur, d’autres cinéastes allemands ont emboîté le pas aux films de Wenders, acteurs d’un Cinéma rétrospectif traitant des divers aspects relatifs à la division de Berlin et de l’Allemagne. Certaines de ces oeuvres cinématographiques ont à la fois rencontré un succès national, mais également au delà des frontières.

 

goodbye lenin

Affiche de Good Bye Lenin !

 

 

Tel est par exemple le cas de Good Bye Lenin !, qui évoque la chute du mur ainsi que les changements importants qui en découlent, dans une description simple et réaliste de ce qu’était alors la vie de tous les jours côté Berlin Est. Ce film est également représentatif du sentiment ostalgique touchant certains ex Est allemands, à travers les actes du protagoniste principal (interprété par Daniel Brühl) qui recrée au sein du foyer familial un univers propre au temps de la RDA pour ne pas contrarier sa mère qui se réveille d’un coma dans lequel elle était tombée avant la chute du mur.

Enfin, La Vie des autres s’est également fait remarquer en racontant comment la Stasi était instrumentalisée par les dirigeants de la RDA pour leurs fins personnelles. L’oscar du meilleur film en langue étrangère viendra sanctionner ce travail réalisé par Florian Henckel von Donnersmarck, qui apporte un éclairage sur la vie d’alors de l’autre côté.

 

la vie des autres

Les mises sur écoute dans le film La Vie des autres

 

 

D’autres films traitent également du mur de Berlin, de sa construction, de sa chute, des régimes qui y sont associés, autour d’une période alors trouble qui aura marqué l’Histoire. Tirés de faits réels ou simplement inspirés par ce contexte particulier, il est possible de tous les retrouver dans la liste Le mur de Berlin au Cinéma sur Cinetrafic.

F.C.

Away We Go, le dernier film de Sam Mendes est sorti hier dans les salles. Le réalisateur, habitué à relater des faits de société et à s’attarder sur ces derniers, nous livre ici une vision de la fondation d’un foyer familial sur fond de road-movie, permettant de dresser un certain portrait des États-Unis en cette fin de décennie. Une actualité qui donne l’occasion de s’attarder plus globalement sur les comédies de mœurs américaines.

AWAY WE GO

Affiche du film Away We Go

La comédie de mœurs est un genre qui puise ses origines au XVIe siècle dans le théâtre, avec des pièces qui traitaient ironiquement de faits et autres valeurs d’une société donnée avec plus ou moins de légèreté. Les exemples les plus connus sont à mettre sur le compte de Molière, avec des pièces telles que Les Précieuses ridicules ou bien encore Les Femmes savantes.

En ce qui concerne le Cinéma, ici américain, il devient plus difficile de cadrer ce genre. En effet, qu’il s’agisse d’une comédie dramatique ou bien d’un teen movie pur jus, tout film relate à sa manière une certaine vision de la société. Aussi, il est plus pertinent de se pencher sur des œuvres cinématographiques emblématiques et représentatives, qui traitent avec un certain sens de l’humour de la société américaine à travers ses pratiques et les âges, afin de dresser un constat n’étant pas dénué de sens critique.

laureat1_w_450

Benjamin Braddock alias Dustin Hoffman dans Le Lauréat

Fort d’un énorme succès d’estime et dépeignant parfaitement l’Amérique des années 60, Le Lauréat est certainement LA comédie de mœurs américaine par excellence. Mike Nichols, son réalisateur, possède un don pour capter l’air du temps et le met ici à profit dans l’un de ses premiers longs métrages, pour narrer le quotidien de Benjamin Braddock (incarné par un très talentueux Dustin Hoffman), un brillant étudiant tout juste diplômé refusant la voie carriériste qui se destine à lui, au profit d’un choix plus épicurien, fait de farniente et de papillonnages avec une amie de ses parents (une certaine Mrs Robinson, interprétée par Anne Bancroft et rendue célèbre par la chanson éponyme de Simon & Garfunkel), avant que ce dernier ne jette son dévolu sur sa fille. Au delà de cette trame romantique se trouve une critique de la société de consommation d’alors, avec les prémices d’une nouvelle génération cherchant à s’émanciper des codes alors dictés. Le fait que la seconde partie du film se passe à San Francisco et plus précisément autour du campus de Berkeley, bastion progressiste, n’est d’ailleurs pas un hasard. Le public trouvera dans le personnage de Braddock un nouvel héros anticonformiste, pour une œuvre considérée comme l’un des meilleurs films américains de l’histoire du cinéma selon l’American Film Institute et apportant à Mike Nichols l’oscar du meilleur réalisateur. Preuve il en est que la satire peut encore être publiquement saluée.

american beauty

Affiche du film American Beauty

Tout en restant dans l’univers des films oscarisés, un petit bon dans le temps nous ramène à Sam Mendes et au film qui l’a fait connaître mondialement, American Beauty. A travers le tableau peint d’une famille américaine ordinaire, se retrouve une fois de plus une critique du mode de vie américain, dans une version fin de vingtième siècle où un père de famille frustré (incarné par Kevin Spacey) tombe amoureux de la copine de sa propre fille, pendant que sa femme le trompe avec un autre homme. Le manque de communication est ici mis en avant pour expliquer les troubles au sein d’un ménage où tout semblait bien se passer s’il ne fallait s’en tenir qu’aux apparences. Un message qui passe d’autant plus efficacement avec un juste emploi du sens de l’ironie.

La comédie de mœurs américaine peut également faire passer ses messages sous la forme de films d’animation, avec Les Simpson comme porte-étendards, qui dépeignent depuis vingt ans déjà tous les travers et autres abus présents dans la société américaine avec humour, Homer Simpson en tête dans le rôle de l’américain moyen.

spider_cochon

Homer Simpson et son spider cochon

Beaucoup d’autres films tiennent également ce rôle à leurs manières, passant pour ce faire par différentes thématiques et qu’il est possible de retrouver dans la liste des comédies de mœurs américaines sur Cinetrafic.

Une majestueuse aérostation à vapeur navigant dans le ciel, une araignée d’acier déployant sa lourde mécanique sur le sol d’un passé alternatif, voici de curieux symptômes au niveau matériel pouvant relever du steampunk. Mais qu’est-ce donc que le steampunk et quelles sont ses applications, notamment au Cinéma ? Certaines considérations développées ci-dessous, complétées par une liste des films steampunk tâchent d’y répondre.

Premier élément, le steampunk, qui signifie littéralement punk à vapeur, est un terme inventé à la fin des années 70 par K. W. Jeter, un auteur californien. Ce dernier avait à l’origine proposé cette appellation sous forme de boutade, faisant écho au genre cyberpunk et s’en démarquant pour qualifier ses oeuvres littéraires, des fantaisies victoriennes qui se voulaient entre autres être la suite de La Machine à explorer le temps du renommé H. G. Wells. Cette simple dénomination allait bientôt couvrir un genre à part entière.

morlock night

Morlock Night, le premier roman de K. W. Jeter estampillé steampunk

Il est cependant relativement compliqué de qualifier le steampunk et de déterminer sa filiation. Une vision simplifiée porterait à dire qu’il s’agit d’un sous-genre de la science-fiction qui est empreint d’uchronisme, proposant une version alternative d’un passé (principalement de l’époque victorienne et industrielle du XIXème siècle) où le progrès technologique serait arrivé plus tôt. Une caractéristique qui implique bons nombres d’anachronismes, mêlant la froideur du futurisme au charme gothique de la belle époque pour un résultat des plus baroques. En quelque sorte une vision du futur n’ayant jamais existé, un passé revisité et recyclé.

Ainsi, le steampunk répond à une esthétique fortement marquée par les symboles relatifs à la grande époque de la révolution industrielle, comme par exemple les machines à vapeur et la mécanisation associées au gigantisme, la massivité du fer, de l’acier et de la fonte, adjoints par des éléments qui n’existaient pas à cette époque tels que les ordinateurs ou bien encore ce qui peut être relatif aux manipulations génétiques.

paysage steampunk

Exemple de paysage avec une atmosphère steampunk

Ceci dit, il ne faut pas limiter le steampunk à un simple élément décoratif de par le design qu’il implique. Ce dernier se veut décrire l’impact d’une mécanisation avancée, fantaisiste et de ses effets sur l’homme, qui peut alors exécuter ses rêves les plus fous. Cette expression s’est avant tout manifestée sur le plan littéraire, avant même la naissance du steampunk en tant que genre (on parle alors de proto-steampunk), avant de s’étendre à d’autres formes d’expressions dont le Cinéma fait partie en toute logique.

En effet, le septième art possède l’avantage de mettre en images et en mouvements des univers fortement marqués d’une esthétique particulière, avec des films plus ou moins explicitement liés au genre steampunk. Ainsi l’adaptation cinématographique de 20 000 Lieues sous les mers de Richard Fleischer peut être associée au genre, avec un film où le Nautilus, véritable machine baroque sous forme de sous-marin futuriste du passé, constitue le principal protagoniste, celui-là même permettant au capitaine Nemo et à son équipage de vivre des expériences jusque-là inédites.

Le manga constitue également un terrain favorable au steampunk, avec Steamboy de Katsuhiro Otomo comme exemple le plus représentatif, qui situe l’histoire dans une Angleterre du XIXème siècle revisitée et faisant honneur à des machines à vapeur plus extravagantes les unes que les autres. Certains films d’animation issus du studio Ghibli tels que Le Château dans le ciel ou bien encore Le Château ambulant  d’Hayao Miyazaki reprennent également des éléments propres au steampunk mis en scène dans des univers parallèles et fictifs.

steamboy

Affiche du film d'animation Steamboy

Enfin, le Cinéma compte beaucoup de films reprenant des codes du genre sans pour autant entièrement appartenir à ce dernier, en tout cas aux yeux des puristes en la matière. Ceci est par exemple le cas dans l’univers des films de Jean-Pierre Jeunet, avec des atmosphères détachées du réel, à la manière de La Cité des enfants perdus dont on devine l’emprunt esthétique au steampunk, ou bien encore Delicatessen où des références sont opérées ça et là de manière plus anecdotique, notamment via certains gadgets pouvant être estampillés steampunk (comme par exemple le fameux détecteur de conneries).

cité enfants perdus

Image extraite de La Cité des enfants perdus

Il est ainsi concevable d’agréger un certain nombre d’oeuvres cinématographiques autour du steampunk selon certains critères, qu’elles soient plus ou moins proches de ce courant, qu’elles s’en réclament ouvertement ou pas ; et qu’il est possible de retrouver sur la liste des films steampunk publiée sur Cinetrafic.

Saviez-vous que Lucky Luke était sorti dans les salles obscures ? Évidemment ! Une grosse production avec un relais promotionnel conséquent porté par le très populaire Jean Dujardin, le dernier opus de James Huth ne pouvait pas passer inaperçu.

lucky luke

Affiche de Lucky Luke

 

La reprise de ce qui est devenu une franchise Lucky Luke, avec un premier film éponyme à mettre sur le compte de Terence Hill ainsi qu’une saga de quatre longs métrages d’animation, donne l’occasion d’évoquer plus généralement les adaptations de bandes dessinées francophones au Cinéma.

Alors que le Cinéma américain adapte des comics à tour de bras depuis bien longtemps, comme par exemple la saga Superman initiée dans les années 70 ou plus récemment la saga X-menle Cinéma français se montrait relativement timide il y a peu de temps encore quant à des adaptations issues du monde du neuvième art francophone.

Pourtant ce dernier recèle des oeuvres riches, variées et très populaires pour certaines, autant de bonnes raisons pouvant donner lieu à des adaptations cinématographiques, ou pas… Pour des raisons de maigres capacités d’investissement sur des productions ainsi que l’éternel problème de la transposition de personnages à l’était humain, certaines bandes dessinées ont plus facilement trouvé leur voie sous forme de séries animées. Quelques unes tenteront néanmoins une entrée dans le septième art sous forme de longs métrages d’animation ; citons Asterix le Gaulois en 1967, Tintin et le Temple du Soleil l’année suivante, ou plus proche de notre époque Corto Maltese, La Cour secrète des arcanes en 2002. Des adaptations fidèles aux oeuvres originales et réussies, mais ayant à chaque fois du mal à trouver leur public.

corto maltese

Affiche de Corto Maltese

 

Au delà du film d’animation, c’est de nouveau Astérix qui constituera de nouveau l’avant garde de grandes adaptations ambitieuses, avec Astérix et Obélix contre César en 1999. Pas franchement une grande réussite avec au final un film plat qui ne colle plus du tout avec l’esprit initial de la bande dessinée, mais un grand succès commercial, autant en France qu’un peu partout en Europe. Un aspect qui va encourager d’autres adaptations du même type. La suite des aventures du plus irréductible des gaulois dans Asterix & Obélix : Mission Cléopâtre (déjà plus réussi que son prédécesseur) puis Astérix aux Jeux olympiques (avec une énorme fréquentation en salles mais qui touche de nouveau le fond au niveau qualitatif), mais également toute une flopée de superproductions essayant de se faire une place dans le créneau du film d’action, à la manière des Chevaliers du ciel (le Top Gun du pauvre) ou bien encoreMichel Vaillant (une production Luc Besson où les 24 heures du Mans sont passées par le prisme de la saga Taxi). Des films qui pour beaucoup n’arrivent pas à concilier un minimum divertissement et qualité, comme cela est plus souvent le cas chez leurs homologues américains.

Il est néanmoins possible de trouver quelques ovnis ici ou là qui se démarquent. Tel est le cas de Barbarella, film témoin de l’époque de la libération sexuelle mêlant science-fiction et érotisme (que je vous conseille de le regarder lors d’une soirée thématique avec Candy deChristian Marquand, un verre de limoncello à la main -attention, l’abus d’alcool est dangereux pour la santé- et en compagnie de quelques amis très ouverts… d’esprit bien sûr). Toujours dans l’univers SF mais dans un autre registre, il est également possible de citerImmortel, ad vitam, une adaptation d’Enki Bilal à partir de ses propres bandes dessinées appartenant à la trilogie Nikopol, des bd cultes et un film qui rassemblent quelques inconditionnels.

immortel

Affiche d'Immortel, ad vitam

 

Et alors que la bande dessinée francophone se voit de plus en plus adaptée par le Cinéma hexagonal, Hollywood s’intéresse également à celle-ci, avec notamment les aventures d’un célèbre reporter à la houppette reprises par Steven Spielberg dans Les aventures de Tintin : Le secret de la Licorne, un film qui est à venir courant 2010 et qui cache déjà deux suites (dont une sous la direction de Peter Jackson).

Preuve il en est que les bandes dessinées francophones représentent une grande source d’exploitation pour le Cinéma, même si ce dernier en fait des produits très inégaux. Ce sont ainsi tout autant de films qu’il est possible de parcourir dans la liste sur les bandes dessinées francophones adaptées au Cinéma sur Cinetrafic.

Le studio Ghibli, kabushiki gaisha Sutajio Jibun en japonais, est un nom qui résonne comme l’un des plus fameux studios d’animation jamais créés, petit par sa taille mais grand par son talent. Il a été fondé en 1985, fruit de la réunion de deux grands réalisateurs de films d’animation que sont Hayao Miyazaki et Isao Takahata, avec la compagnie Tokuma Shoten, qui éditait à la base un magazine référence sur le manga et l’animation, Animage.

logo ghibli

Le logo du studio Ghibli

Miyazaki et Takahata n’en étaient pas à leur première collaboration et avaient déjà travaillé ensemble sur des longs métrages d’animation, tels que Panda Petit Panda en 1973, qui est actuellement projeté dans les salles françaises, mais également et surtout Horus, prince du Soleil en 1968 (avec Miyazaki comme animateur et Takahata comme réalisateur), qui traite de problèmes sociaux et qui est considéré comme le premier film d’animation japonais pour les jeunes adultes. Une oeuvre qui fit sensation et qui aura contribué à la rencontre entre les deux compères et Toshio Suzuki, qui travaillait alors pour Animage et qui deviendra le producteur en chef au studio Ghibli. De manière plus générale, les réalisations de Miyazaki et de Takahata s’étalant entre 1968 avec Horus et 1985 avec Nausicaä de la vallée du vent sont appelées oeuvres ou films pré Ghibli.

nausicaa

Affiche de Nausicaä de la vallée du vent

Ceci dit, Nausicaä peut être considéré comme un film faisant partie du studio Ghibli, ayant été élaboré par la même équipe. Il constitue l’oeuvre clef de Miyazaki, reprennant des thèmes qui lui sont chers comme la destruction environnementale, mettant en scène une princesse inoubliable en la personne de Nausicaä, avec une bande originale déjà signée Joe Hisaishi, un compositeur souvent associé à Miyazaki que les fans de Takeshi Kitano connaissent également bien. Ainsi, Nausicaä de la vallée du vent est une oeuvre ancrée dans la mémoire collective japonaise et remporte un succès d’estime pour ceux qui à travers le monde se sont penchés sur le travail de Miyazaki.

Les films du studio Ghibli sont dans la même lignée, forts d’un design léché et de scénarii profonds, avec la caractéristique de se concentrer prioritairement sur des longs métrages d’animation, alors que les autres studios japonais donnent plus la priorité aux séries animées. Les premières oeuvres produites sont essentiellement des réalisations signées Miyazaki (Le Château dans le ciel, Mon voisin Totoro…) ou Takahata (Le Tombeau des lucioles, Souvenirs goutte à goutte…), avant que certains films soient également délégués à la relève, comme par exemple Hiroyuki Morita avec Le Royaume des chats.

Malgré une notoriété bien installée au sein de l’archipel japonais, la renomée mondiale du studio Ghibli ne viendra qu’après la sortie internationale de Princesse Mononoké en 1999, qui révèlera Hayao Miyazaki à un public plus large. Dès lors, toute nouvelle réalisation estampillée Ghibli est attendue par un grand nombre de fans à travers le monde (comme ce fut récemment le cas avec la sortie de Ponyo sur la falaise), pendant que d’autres plus anciennes se voient rediffusées en Occident.

ponyo sur la falaise

Affiche de Ponyo sur la falaise

La liste des longs métrages du studio Ghibli sur Cinetrafic permet ainsi de voyager à travers des films d’animation de qualité et d’une incroyable diversité.

C’est le concept assez simple mais efficace qui se développe sur ActingCity.tv, la nouvelle Web Tv de Nicolas Goldstein et Laurent AMAR.

Certes la concurrence est rude face aux gros sites déjà existant comme Etoile Casting mais on gagne tellement de temps à voir des vidéos des acteurs avant de les rencontrer.

Si vous êtes acteur/ actrice, n’hésitez pas à venir vous référencer sur Acting City, Laurent Amar se chargera de vous faire une interview et le tout est aujourd’hui gratuit !

Ils sont vieux, plus très en forme, ont déjà vécu tout ce que la vie avait à leur offrir mais refusent la fatalité. Pour prouver aux autres mais surtout à eux-mêmes qu’ils ne sont pas encore finis, ils vont relever un dernier défi, vivre une dernière aventure.

Comme l’indique l’introduction, l’idée de cette liste thématique n’est pas de traiter de la vieillesse de manière globale, mais de s’attarder plus particulièrement sur un aspect relatif à cette condition, à savoir un dernier soubresaut ou un nouveau départ.

Voilà une situation qui se prête bien au Cinéma, permettant une trajectoire intéressante du héros d’un point de vue scénaristique. Il n’est donc pas étonnant de trouver un certain nombre de films qu’il est possible de classer sous ce critère et qui traitent cette question de différentes façons.

John Wayne dans Le Dernier des géants

John Wayne dans Le Dernier des géants

Il est ainsi intéressant de se pencher sur le western, un genre où le vieux cow-boy solitaire en quête de défi trouve sa place. L’exemple le plus explicite en la matière reste certainement Le Dernier des géants de Don Siegel, où John Wayne campe un justicier exemplaire propre aux westerns classiques, qui se voit atteint d’une maladie incurable. Mais plutôt que de vivre ses derniers jours en paix, il préfèrera se lancer dans un dernier combat, les armes à la ceinture. Ce long-métrage était tout autant un dernier défi personnel pour John Wayne, affaibli et atteint d’un cancer au moment du tournage, avant de tirer sa révérence quelques mois plus tard.

Clint Eastwood dans Impitoyable

Clint Eastwood dans Impitoyable

Le western crépusculaire n’est également pas en reste et l’on pense tout de suite à Impitoyable de Clint Eastwood, qui interprète lui-même un ancien hors-la-loi sortant de la quiétude de sa vie rangée pour exécuter un dernier contrat. Ces thèmes de vieillesse et de défi sont particulièrement chers à Eastwood (qui est lui-même un papi inamovible au sein du Cinéma américain), et se retrouvent dans d’autres de ses films tels que Space Cowboys ou bien encore Gran Torino.

Sylvester Stallone dans Rocky Balboa

Sylvester Stallone dans Rocky Balboa

Cette thématique n’est toutefois pas seulement réservée aux membres du club du troisième âge. Ainsi la vieillesse est relative et beaucoup plus rapidement atteinte dans le monde du sport. Un cas de figure privilégié pour mettre en scène des sportifs qui forcent l’admiration en effectuant un come-back ou prolongeant tout simplement leur longue carrière, à la manière d’un Sylvester Stallone qui renfile les gants dans Rocky Balboa, tout comme le renaissant Mickey Rourke qui s’entête à continuer de s’exposer aux coups sur les rings de catch dans The Wrestler.

Là-haut, des studios Pixar

Là-haut, des studios Pixar

Alors que la société occidentale voit naître de plus en plus de seniors, ces derniers se retrouvent logiquement très présents au Cinéma ces derniers temps, comme en témoignent Là-haut, le dernier long-métrage des studios Pixar, ainsi que Victor, tout juste sorti dans les salles et qui voit un Pierre Richard au seuil de la déchéance se faire adopter par une famille d’accueil, avant que celui-ci ne reprenne du poil de la bête.

Richard Farnsworth dans Une histoire vraie

Richard Farnsworth dans Une histoire vraie

Cette vue d’ensemble ne saurait être exhaustive et d’autres films trouvent leur place dans cette catégorie, comme par exemple Une histoire vraie, qui reste une oeuvre à part dans la filmographie de David Lynch. Aussi, retrouvez ces différents films ainsi que bien d’autres encore dans la liste de films Affronter la vieillesse sur Cinetrafic.

Je dispose le sujet, puis capture l’image, je déplace le sujet, puis capture l’image de nouveau et ainsi de suite… Quel est donc ce curieux ballet ? Il s’agit ici du stop motion dans la pratique, petite explication…

Le stop motion est une technique d’animation image par image permettant de créer un mouvement à partir de prises de vues fixes.

Ce procédé a été utilisé pour la première fois par Émile Cohl en 1908, pour un court-métrage s’intitulant Les Allumettes animées, un titre assez évocateur pour comprendre que des petites brindilles de bois prenaient vie grâce à la magie de l’animation. On peut également citer d’autres œuvres utilisant essentiellement la technique du stop motion en ce début de vingtième siècle, comme par exemple Le Roman de Renard de Wladyslaw Starewicz, interprété par des marionnettes à taille humaine avec un rendu bluffant pour l’époque.

Will Vinton

Will Vinton

Étant donné que la technique du stop motion requiert un lourd travail, image par image, ce procédé se voit plus facilement adaptable au format du court-métrage. Et c’est précisément un de ces derniers qui provoquera un regain d’intérêt en la matière, avec Gumbasia réalisé par Art Clokey en 1955. Ce film se pose comme une étude de l’animation de pâte à modeler et cette sous-discipline du stop motion prendra ses lettres de noblesse avec le travail accompli par Will Vinton, avec notamment Closed Mondays qui reçu l’Oscar du meilleur court-métrage en 1974. Vinton déposera sa technique sous le nom de claymation, à savoir l’animation d’objets en plasticine, une sorte de pâte à modeler pratique à travailler à destination des films d’animation.

Wallace & Gromit : Le Mystère du lapin-garou

Wallace & Gromit : Le Mystère du lapin-garou

C’est avec cette même technique que certaines œuvres se sont révélées au grand public, telles que la série des Wallace & Gromit de Nick Park et des studios Aardman Animation, ainsi que L’étrange Noël de monsieur Jack, issu de l’imagination de Tim Burton et mis en scène par Henry Selick.

Malgré le succès rencontré par ces films, le stop motion se voit aujourd’hui concurrencé par les techniques d’animation en 3D, qui sont notamment plus faciles à mettre en œuvre et qui s’imposent depuis quelques années dans les films d’animation. Ceci dit, le stop motion permet une représentation particulière qui a encore les faveurs de certains grands créateurs. La preuve en est avec la sortie en salles ce mercredi 30 septembre de Mary et Max, d’Adam Elliot, un long-métrage au rendu esthétique réussi qui laisse penser que l’animation en stop motion peut encore avoir de beaux jours devant elle.

Mary et Max

Mary et Max

La liste des films d’animation en stop motion sur Cinetrafic permet d’avoir un large panorama de ce qui a pu se faire en la matière, avec des courts-métrages dans leur intégralité, extraits vidéo et commentaires à l’appui.

DECOUVREZ NOTRE SITE

Cinetrafic est un site de partage qui vous permet de voyager simplement et rapidement dans le monde du Cinéma pour découvrir ou redécouvrir des films

Archives