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Où en est le cinéma horrifique en 2012 ?

Comme tous les genres, le cinéma évolue naturellement en suivant le plus souvent les tendances naturelles. Or il existe un genre qui, s’il n’a rien à prouver, s’en est toujours constamment trouvé renouvelé, celui du film d’horreur. Comme vous l’avez remarqué, la dernière mode fut la réutilisation des found footages (littéralement en anglais « métrage trouvé ») qui allaient de paire avec une image souvent caméra à l’épaule issue d’un camescope forcément en piteux état et tenu par des jeunes évidemment écervelés. L’histoire rebrassant le déjà-vu, on retrouvait à chaque fois sur les lieux du drame un film, seul témoin de ce qui avait pu arriver à nos infortunés héros. S’ensuivait alors généralement un grand flashback qui introduisait les personnages et donc l’intrigue propice à une ambiance riche en monstruosités et parfois, démembrements bienvenus. Dans la catégorie film d’horreur 2012, on a eu de ça encore cette année, avec justement Les chroniques de TchernobylParanormal activity 4 ou le troisième volet de REC. Et en même temps, force est d’avouer que ces films malgré le rôle essentiel qu’ils délivrent aux caméoscopes et autres outils actuels pouvant enregistrer de la vidéo, s’en écartent un peu, soit en utilisant le média comme un gadget, voire un simple prologue (Chroniques de Tchernobyl), soit en jouant sur un aspect inédit qu’on mêle à l’horreur afin de dépasser le simple constat soi-disant documentaire (Rec 3). Ce qui peut nous mener à nous interroger alors si ce style horrifique n’arrive t-il pas un peu en bout de course et que, quelque part, on ne chercherait pas à réinventer les films, leur injecter une nouvelle chair, de celle qui ne déplairait pas à un David Cronenberg, afin d’arriver à nouveau à formuler de bons films, voire de très bons, et qui sait arriver à nouveau à l’excellence, le meilleur film d’horreur ?

Sparkie

La réponse est venue de plusieurs films qui, s’ils ne sont pas parfaits, ont le mérite d’intriguer à nouveau, de passionner, d’intéresser et d’ouvrir à nouveau un regard neuf sur le genre. D’abord en réinjectant du sang neuf à travers du vieux. Ce furent par exemple le cas de La dame en noir ou Frankenweenie. Le premier voyait le mythique studio de la Hammer revenir à l’horreur gothique en balançant le pauvre Daniel Radcliffe dans un manoir typique, cachant de vieux secrets et forcément lugubre. Le second se posait comme une sorte de remake d’un court-métrage de 1984 de Tim Burton, mais réinvesti des pouvoirs du maître pour obtenir autre chose qu’une simple relecture en grand format.

Thale

Ensuite, en réinjectant de l’originalité à travers de petits films qui, s’ils ne payaient pas de mine, se sont sont toutefois révélés payants en développant des intrigues compactes ou inédites. Tel ATM et ses personnages coincés en pleine nuit dans un distributeur de billets. Tel l’inédit et décalé Thale et sa sirène terrestre à queue de lionne qui semble garder l’ambiguïté sur le sort qu’elle réserve aux humains. Sans oublier SinisterThe secret, voire Abraham Lincoln, chasseur de vampires.

Si on en dresse le bilan en somme, plusieurs tendances continuent de parcourir le genre. Et le fait que la multitude de films d’horreur cette année encore, sans doute au détriment de sujets qu’on pourrait penser plus novateurs toutefois, ait envahi les écrans voire les direct to video prouve néanmoins paradoxalement la bonne santé du genre.

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